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October 17 ASLMVoici mon nouveau site consacré au photo-journalisme : www.arretsurlemonde.com
J'espère vous y retrouver
September 26 Grand prix CARE 2009Luca Catalano Gonzaga est le lauréat du grand prix CARE 2009 du Reportage Humanitaire. Le reportage du photographe italien met en scène la dure condition des enfants travailleurs au Népal. Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), plus de 2,6 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillaient au Népal en 2007, soit plus 40 %. Ils gagnent en moyenne un dollar par jour pour fabriquer et transporter entre 1000 et 2000 briques de 4 kilos chacune. May 23 BenettonAvec ses publicités chocs et ses pulls édulcorés, Benetton est devenu en 40 ans un véritable mythe de mode et de marketing.
Si Benetton fait de la maille la star de ses collections, ce que l'on retient aujourd'hui encore, ce sont ses publicités d'abord gentiment édulcorées puis insoutenables. La communication par l'image prend tout son sens : les produits s'éclipsent face aux valeurs de l'entreprise, les visuels chocs s'imposent pour transmettre un message humain. L'origine de ce positionnement atypique pour l'époque : une rencontre. En 1982, Luciano Benetton fait la connaissance d'Oliviero Toscani, par l'intermédiaire du créateur italien, Elio Fiorucci. Dès lors et pendant 18 ans, le photographe et l'entrepreneur vont régner en maîtres sur le marketing et la communication de la firme. Leur ligne de conduite pour les années 1980 : la promotion du multiculturalisme, de la multiracialité. Après tout, quoi de plus naturel pour une firme qui s'est faite l'étendard de la couleur que de promouvoir la diversité ethnique ? Les années 1990 marquent ensuite un tournant radical dans ces campagnes : Benetton décide de bouleverser l'opinion, de réveiller les consciences. Un homme estampillé du sigle VIH, un uniforme de soldat maculé de sang, un sidéen mourant auprès de sa famille, une chaise électrique, un enfant trisomique : la maison prend position sans complaisance pour les Droits de l'Homme, contre les épidémies mondiales, les conflits balkaniques, la famine. La pub signée Benetton dérange ou subjugue mais ne peut laisser indifférente, c'est là la clé de son succès. Source Véronique Deiller, Journal des Femmes Voici un échantillon de mes préférées. April 16 Home
De mon coté, j'aurais la chance de voir le film, le jour de sa sortie, ce dernier sera diffusé à mon boulo. Le 5 juin prochain, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, sort, à la fois au cinéma, en DVD, à la télévision, sur Internet et sur les cinq continents, Home, un documentaire réalisé par Yann Arthus-Bertrand. Objectif pour le photographe : agiter les consciences du plus grand nombre à travers ce film très ambitieux, entièrement tourné du ciel et diffusé gratuitement ou à prix coûtant. - Combien de temps a duré le tournage ? Nous avons tourné, à deux équipes à la fois, pendant un an et demi. Nous étions une quinzaine de personnes, ce qui est vraiment très peu par rapport au cinéma. - Comment avez-vous convaincu Luc Besson et François-Henri Pinault de produire, pour l’un, et de financer, pour l’autre, ce film ? Je suis allé voir Luc Besson avec une page où nous avions écrit, en 10 lignes, les grandes intentions du projet. Il a dit oui et c’est lui, ensuite, qui a convaincu François-Henri Pinault. Dans ces dix lignes, on avait juste écrit que nous voulions expliquer l’histoire fantastique de la vie. Avec, d’abord, une partie consacrée à son arrivée sur Terre, puis une autre qui montre comment l’homme a colonisé la planète à travers l’agriculture jusqu’à la déstabilisation de ce fragile équilibre. On va vers un monde inconnu. La fin du film est, du coup, assez lourde. On sort abattus et cela fait réfléchir. Les gens pleurent carrément. Dans le film, on dit beaucoup de choses que moi je connais maintenant par coeur mais que les gens ne savent pas. C’est un très beau documentaire. On y parle avec poésie de la beauté de la Terre et on dit les choses : le Groenland, la déforestation, l’huile de palme... - Comment gérez-vous le fait de devoir vous associer avec un grand groupe comme PPR, qui appartient à l’industrie du luxe, laquelle n’est pas forcément toujours très cohérente en matière de développement durable ? Je le gère très bien. Quand quelqu’un est assez généreux pour vous donner 10 millions d’euros pour faire un film, je le respecte. Et finalement, c’est plus dangereux pour eux que pour moi puisque si, ensuite, ils ont des actions mauvaises pour l’environnement, on risque fortement de leur tomber dessus. - Vous annoncez que les émissions liées à la réalisation de Home sont compensées. Avec quel budget et via quel projet ? Ça tourne autour de 20 000 euros. Il y a différents projets dont celui, en Inde, d’une usine qui fait de l’énergie à partir d’excréments. C’est Action Carbone [programme de compensation carbone créé par le photographe en 2006, ndlr.] qui s’en occupe. Forcément, nous sommes les meilleurs et on ne travaille qu’avec des ONG ! On compense tout, les billets d’avion, l’hélicoptère, etc. Et vous savez, ce n’est pas l’hélicoptère qui pèse le plus sur le bilan. Un vol vers l’Afrique du Sud, c’est 600 litres de kérosène par personne alors que l’hélico consomme 200 litres à l’heure. Et nous sommes allés dans 54 pays en tout pour, au final, 500 heures de rush. - Avez-vous poussé le concept "tout gratuit" du film jusqu’à ne pas vous rémunérer ? J’aurai payé pour faire ce film. Il n’y a pas de profit, les bénéfices seront reversés à mon association, GoodPlanet. Nous sommes encore en discussion avec les salles de ciné pour que ce soit gratuit en salles. Le même jour que la sortie au cinéma, il passera à la télévision, mais dans une version plus courte, parce que deux heures, c’était trop long. Il sera également en HD sur Internet et sortira le même jour en DVD à prix coûtant. De nombreuses grandes villes mondiales ont déjà prévu de le diffuser sur grands écrans, Mexico, New York, Paris sur le Champ de Mars, etc. Nous voulons vraiment donner ce film au monde entier. Il est traduit dans 14 langues. D’ailleurs, c’est Glenn Close qui fait la voix off de la version anglaise.
- Vous avez lancé, début avril, le site www.goodplanet.info. Pourquoi ce nouveau projet ? Ça fait dix ans que j’y pense. Avant, j’étais abonné à la publication annuelle du Worldwatch Institute, l’Etat de la planète. Je trouvais ça formidable. J’avais envie de faire une base d’infos sur l’état du monde écologique. Pour la semaine du développement durable, mon association a lancé ce site, goodplanet.info, où il y a plus de 2000 pages Internet de textes de référence validés par des scientifiques, des débats et des éditoriaux des plus grands spécialistes, etc. En anglais et en français, le site a but d’aider chacun à comprendre l’environnement et ses enjeux. Source terraeco. July 20 Jeux d'étéMay 25 Patrick ChauvelDes balles, il en a reçu. Les éclats de mortier, il les porte encore. Parce qu’il est l’un des derniers correspondants de guerre indépendants ayant couvert les conflits majeurs de la seconde moitié du xxe siècle, il doit raconter. Le Vietnam, le Cambodge, le Liban, le Salvador, l’Afghanistan, la Tchétchénie, Israël, la Palestine… « Mon métier n’est pas un métier. C’est une façon de vivre », lance-t-il, narquois. Longtemps considéré comme « le photographe le plus fou de la planète », Patrick Chauvel a décidé de diversifier ses outils de communication. Si la photographie reste son épine dorsale, c’est désormais à la réalisation et à l’écriture que s’attelle également ce reporter de la misère humaine. « Adolescent, le journaliste que j’admirais le plus se trouvait être mon père. Il le fascinait par ses feuilletons de presse écrite. Parce qu’il ne joue pas le sentiment, son père devient son ami. Autour de l’icône, une bande de voyous, de grands journalistes et d’aventuriers vont sceller le destin de Patrick : Gilles Caron, Pierre Schoendoerffer, Joseph Kessel, Jean Lacouture… L’histoire qu’il a entendue à l’école n’a pas d’intérêt à côté de celle qui est racontée chez son père. Alors, il décide de partir. En répondant à une annonce dans un journal israélien à quelques semaines de la guerre des six jours, il découvre son métier. Gilles Caron lui laisse un Leica M3 que Patrick n’aura pas l’occasion de lui rendre. Parti remplacer des civils dans les kibboutz, il fait le mur pour rejoindre les premières lignes lorsque la guerre éclate. Les photos sont ratées. Peu importe, Patrick a compris son chemin. Près de 300 jours par an à l’étranger. Bercé par les tirs en rafales, les départs précipités et… les constructions amoureuses successives. Dans son sac de voyage, les biberons se mêlent aux appareils photos. « J’ai appris l’inquiétude depuis que j’ai des enfants. A leur naissance, j’ai failli avoir des infarctus. Cela fait beaucoup plus peur qu’un conflit. » Peu à peu, il devient pointu dans son métier : Photographe de guerre. Formé au laboratoire de France Soir, il abandonne rapidement le show-business pour les tranchées. Travaillant pour Newsweek, Stern, Paris Match, Sipa-Press, Sygma… Il trouve ce qu’il est parti chercher. De l’aventure, résolument. Un brin d’héroïsme, indiscutablement. Mais aussi le terrain vierge, la fuite, la nouvelle identité, l’absence de repères, lui, qui est devenu celui du photojournalisme. Son histoire, il peut l’oublier le temps d’un voyage. Celles des autres demeures plus essentielles : « La durée de vie d’un combattant en temps de conflit est d’un quart d’heure. Tout ce qu’il dit est important. ». Sur place, son humanité ressort. Il est là pour capter les histoires et les émotions. Elle est là, sa famille. A sa façon, il donne un peu d’amour à ceux qui ont besoin que l’on parle d’eux. Et il en reçoit en retour. Cela devient une drogue.
Deux livres pour une réconciliation dont Rapporteur de guerre (que je lis en ce moment, superbe livre ce gars fait pas semblant, et puis on se me à rire dans des moments très critiques) L’écriture est un véritable challenge. Aujourd’hui, Il prépare un troisième ouvrage sur une tribu perdue d’Asie, un court-métrage sur un photographe palestinien, interprété par Jean-Marc Barr. Désormais, Patrick manie aussi bien la caméra que l’écrit ou la photo. Peu importe le support. « Aujourd’hui, l’information est tellement omniprésente que si l’on ne sait pas ce qui se passe, c’est que l’on refuse de le savoir ».
Bien qu’il parte de moins en moins, la guerre le poursuit toujours. Elle est partout, autour de lui. « On trimbale toujours la guerre avec soi. Les sons et les odeurs la rappellent. Les barbecues renvoient aux cadavres brûlés. A Paris, un homme entre dans un bar, on a l’impression qu’il va se faire tuer. A la campagne, près des buissons, on pense toujours à une embuscade… ». Ses clichés, anciens et récents, se superposeront bientôt pour incarner la méfiance. Méfiance des conflits à venir. Méfiance des apparences. Méfiance de la violence gratuite. Au fond, la mort est la seule chose dont il ne se soit jamais méfié.
March 07 Tim HetheringtonC’est au tour du photographe britannique Tim Hetherington de recevoir les honneurs du World Press Photo Award. Chaque année, ce prestigieux concours de photojournalisme désigne la meilleure photo de l’année et décerne des prix dans dix catégories (portraits, vie quotidienne, sports, nature, etc.). Pour 2007, c’est donc “American soldier resting at bunker”, photographie d’un soldat américain dans un bunker de la vallée Afghane de Korengal (16 septembre 2007), qui a retenu l’attention du jury.
Les juges ont décrit la photo comme le symbole de "l'épuisement d'un homme - et l'épuisement d'une nation".
"Cette photo nous touche tous. C'est l'image d'un homme à bout de forces", a souligné le président du jury, Gary Knight. Adossé à une toile de camouflage, en treillis et le casque à la main, le soldat se frappe le front. Avec sa bouche ouverte et son regard fuyant, il semble anéanti. November 04 Titouan LamazouGlisser le pinceau sur la feuille, tel était le destin auquel se destinait Titouan Lamazou, adolescent. A 17 ans, il intègre l'Ecole Nationale des Beaux-arts, mais, déçu par l'enseignement, trop 'conventionnel' à son goût, il change de direction quelques mois plus tard. Il s'embarque sur différents bateaux, à Marseille, aux Baléares, aux Canaries. Très vite attiré par le monde de la course, il apprend à faire glisser les voiliers sur l'eau en compagnie d'Yvon Fauconnier, puis d'Eric Tabarly. En quelques années, il se dessine un joli palmarès : deuxième du BOC Challenge en 1986, podiums dans plusieurs transats en 1988 et 1989, Premier du Vendée-Globe, course autour du monde sans escale, et aussi Champion de course au large sur la période 1986-1990. Passionné de voyages en tous genres, il fait aussi d'autres traversées, au Groenland, avec Jean-Louis Etienne, ou dans le désert marocain.
Durant ses traversées ou ses voyages, Lamazou remplit des carnets, de croquis, de dessins, ou de notes. Dans ses 'Carnets de voyage' ou 'Rêves de désert', conçu avec Raymond Depardon, il nous fait partager ses plus belles rencontres, avec le regard d'un ethnologue, et le cœur d'un artiste. Ses projets : un livre-événement sur les femmes du monde, et un bateau-atelier qui accueillerait des artistes-voyageurs et glisserait sur les océans du monde... Du 11 octobre 2007 au 30 mars 2008, le Musée de l'Homme accueille l'exposition « Zoé-Zoé, Femmes du Monde » de Titouan Lamazou. Je conseille à tous ceux qui aime voyager, découvir de nouvelles cultures d'aller voir cette expositon. Le mélange de dessins et de photos est tout simplement magnifique. Et il y a de quoi voir. Pour ma part j'ai acheté la reproduction du dernier dessin mis dans ce billet. May 01 Life is deadAvant life, le premier grand magazine photographique né en 1936, l'Amérique entendait les bruits du monde mais elle était aveugle. Les témoignages de la fureur des hommes ou de leur bonheur, rapportés entre autre par Capa, Duncan, Borrows, Bourke-White, Cartier Bresson furent publiés dans "Life". Débarquement en Normandie, combats en Corée, premier pas de l'homme sur la lune, Marilyn Monroe bondissante, le sourire de Kennedy... Les photographes de Life parcourent la planète en quête d'images saisies sur le vif. Courageux et intrépides, ils poussent les portes closes, investissent les coulisses du pouvoir, participent aux guerres pour ramener les images qui font l'histoire du monde. Ils témoignent de l'actualité dans toute sa portée héroique, sociale et humaine.
"Life" a vendu jusqu'à 8,5 millions d'exemplaires par semaine. En 1972, il disparait des kiosques. Il renait en 1978, mais devient mensuel. Désormais, privé de la manne publicitaire raflée par le petit écran, malgré 1,5 million de lecteurs, "Life" ne paraîtra plus. Reste son trésor : plus de 18 millions d'images.
Voici une petite sélection de leurs couvertures choisie par mes soins.
Vous voulez en voir plus ? Vous pouvez toutes les regarder sur leur site internet ou encore voter pour votre couverture préférée et tester vos connaissances. Cliquez ici
November 29 Peter BeardNé à New York, en 1938 au sein d'une famille de la grande bourgeoisie américaine, il découvre l'Afrique à l'âge de 17 ans. La passion pour ce continent ne le quittera jamais plus. Son objectif en témoigne !
Artiste inclassable, il expose aujourd'hui dans le monde entier ses tirages qu'il retravaille comme ses célèbres carnets. Il possède sa propre galerie "The Time Is Always Now", dans Soho, à New York. Pour mieux le connaitre cliquez ici October 18 Les peuples de l'OMODe sa rencontre avec les tribus de l’Omo - vallée africaine située au sud-ouest de l’Ethiopie - où des hommes et des femmes d’aujourd’hui perpétuent des modes de vie ancestraux, le photographe Hans Silvester a ramené une galerie de portraits qui sont un plaisir de l’œil autant qu’une rencontre avec l’inconnu.
Batailles, retours de chasse, jeux d’enfants, parades, toutes ces scènes du quotidien sont autant d’instants qui saisissent les hommes dans leurs nombreux rituels. Les lèvres étirées par des grands plateaux d’argile, les lobes allongés, les corps peints, marqués, scarifiés, sont l’expression d’une société traditionnelle et vulnérable qui côtoie aussi la violence des armes. A travers 350 photographies en couleur et un texte personnel de l’auteur, ce double volume sous coffret retrace tout le périple du photographe à travers cette Afrique originelle. Dans le premier livre, l’auteur raconte le quotidien de ces tribus lointaines et les moments insolites qu’il a passés avec ces différentes ethnies (Surmas, Boranas, Hamers, Dongas et Mursis) lors de ses nombreuses expéditions. Dans le second livre, chaque image qui montre au plus près les visages et les peintures corporelles de ces peuples de l’Omo, devient alors une véritable œuvre d’art abstraite.
Les photos que je vous présente ne sont pas toutes de Hans Silvester ayant trouvé peu de photos issus de son ouvrage sur le net. (pffffff encore un qu'il va falloir que je m'achete) September 27 Philippe GuionieLe photographe français Philippe Guionie est allé à la rencontre d'anciens tirailleurs africains durant une dizaine d'année. Il en a tiré un ouvrage et un CD - Anciens combattants africains - aux éditions Les Imaginayres qui regroupe témoignages et photographies de ces vivants oubliés.
Sur cette photo, Ousmane Kassé, tirailleur sénégalais né à Tivaouane au Sénégal. Numéro matricule n° 21 654. Indochine (1954-1956) Commandeur de l'Ordre du Mérite Croix de Guerre Croix du Combattant Médaille de la France d'Outre-Mer Médaille de la Reconnaissance française Médaille commémorative d'Extrême-Orient Titulaire de la Carte du Combattant Pension de retraite du combattant : 68 836 FCFA pour 6 mois (soit 114, 94 euros Tirailleurs AfricainsGaston Diémé, tirailleur sénégalais, né en 1932 à Djimakakor au Sénégal.
Numéro matricule n°41 987 Engagé volontaire en 1953 à Ziguinchor (Casamance), en Tunisie (1953-1956) puis en Algérie (1957-1959) Brigadier-chef Titulaire de la carte du combattant Pension de retraite du combattant : 68836 francs CFA pour six ans (soit 114,94 euros) Cimetière de Thiaroye, près de Dakar, au Sénégal. Boubacar Diop, tirailleur sénégalais né en 1929 à Sédhiou, au Sénégal.
Numéro matricule n°34 526 Incorporé en 1951 Engagé volontaire pour 4 ans Indochine (1952-1954) 1ère classe, caporal, puis caporal-chef Travaille dans les transmissions Libéré du service actif en 1955 Titulaire de la carte du combattant depuis 1973 Aldiouma Barry, tirailleur guinéen, né en 1927 à Kansagui en Guinée française (actuelle Guinée). Ali Saidi, tirailleur tunisien, né en 1933 à Tu Beja en Tunisie. Louis Fakégné, tirailleur béninois, né en 1937 à Savi au Dahomey (actuel Bénin). Ethnie Fon, catholique, illettré, numéro matricule n° 25 710, classe 1955. Incorporé le 13 janvier 1956 au cercle de Ouidah comme appelé pour 3 ans Rengagé en 1958, 1962 et 1964 Affectations au Niger (de 1957 à 1959) Chauffeur de poids lourds et légers, 1ère classe Boniface d'Oliveira, tirailleur béninois, né en 1938 à Ouidah, au Dahomey (actuel Bénin). Incorporé le 16 juillet 1957 comme engagé volontaire pour 4 ans Algérie (1958-1961) 7ème et 8ème régiment de parachutistes Infanterie de marine Caporal Adjudant-chef de la gendarmerie béninoise jusqu'en 1989 Karfa Sané, veuve de tirailleur sénégalais. Marié à 14 ans avec Malamine Badji, tirailleur sénégalais de l'ethnie Diola. Trois séjours en Indochine puis au Maroc en tant qu'adjudant 14 ans dans l'armée française Décédé en 1977-1978 à Ziguinchor, en Basse-Casamance August 09 Gideon Mendel (Sud Africain 1959)Il commença sa carrière comme photographe pour le Johannesburg Star en 1983, s'intéressant en particulier aux grandes campagnes populaires contre l'aparthied. En 1985, il intégra la prestigieuse Agence France Presse et collabora en indépendant à des publications internationales comme Stern, Géo et The Guarduan. En 1990, il s'installa à Londres et devint membre de l'agence Networks Photographers. Au cours de la dernière décennie Mendel a obtenu 6 World Press Awards, le W. Eugene SMith Award pour la photographie humaniste, et a reçu le Prix Nikon du photojournaliste de l'année.
Ouvrage essentiel : A broken Landscape : HIV Aids in Africa (2003)
De nombreux photographes ont réalisé des reportages sur le sida, mais Gideon Mendel s'est concentré sur ce fléeau plus que tout autre, produisant en plus d'une décennie une oeuvre sans aucun équivalent. il fut exposé à ce problème pour la première fois lors d'un travail dans un service hospitalier pour sidéens à Londres, en 1993. Pour Mendel, cela n'avait rien à voir avec ses expériences précédentes : il s'agissait selon ses termes, de 10 % de photographies et 90 % de communication. A partir de ce moment, Mendel ressentit le besoin en tant que photogrpahe africain, de réagirà la crise du sida qui ravageait le continent. Il s'attela donc à cette tâche nouvelle. Son ancien agent Neil Burgess dit de ses clichés sur le sida : "C'est la permanence de son engagement, la profondeur de sa connaissance et sa compréhension du sujet qui le renden unique, lui et son oeuvre." le travail de Mendel sur le sida dépasse la cadre d'un simple projet, pour devenir une campagne où Mendel n'est plus un observateur impartial, mais un militant-photographe. Mendel revient régulièrement dans des pays comme la Tanzanie, le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe, ce qui lui permet d'entretenir de réelles relations avec ses sujets. Grâce à cette démarche, il a produit des images dotées d'une grande profondeur, d'une rare humanité et surtout, d'une immense compassion. Mendel ne veut pas seulement dénoncer l'horreur; mais insiste sur le fait qu'il existe 30 millions d'AFricains encore capables de mener des vies créatives. Par exemple, l'un de ses sujets préférés est un prêtre ougandais séropositif, qui effectue un travail important d'éducation sur le thème du sida. La manière de "mener campagne" a aussi évolué au fil du temps. Mendel commença par prendre des clichés noir et blanc, mais ces dernières années, il a adopté également la couleur, la vidéo et les panaromiques. IL diffuse aussi ses image ssur internet, dans le cadre d'un projet multimédia accompagné de son propre commentaire audio-itinérant. Comme le dit Mendel, "les photographies peuvent êtres des armes puissantes, capables de montrer l'intimité, le tragique, la passion et l'espoir". L'oeuvre de Mendel possède, entre autres, toutes ces qualités. February 19 carol guzy (Née en 1956)Carol Guzi qui a remporté de nombreux prix importants, est l’une des reporters photographes les plus célèbres d’Amérique. Son œuvre, à la fois cohérente et très polyvalente, aborde aussi bine les problèmes sociaux américains les troubles politiques liés à la chute du mur de Berlin, les catastrophes naturelles comme les coulées de boue en Colombie, que les suites du 11 septembre 2001, ou les guerres civiles en ex-yougoslavie, au Rwanda ou en Haïti. S’il n’existe un endroit au monde plongé dans le chaos, la violence et la misère, Guzy s’y trouve sans doute, travaillant pour le Washington Post. Elle peut tout aussi bien photographier des images de " une " ou réaliser des reportages en profondeur, en couleur ou en noir et blanc, tout cela pour un journal quotidien exigeant. Selon Guzi, sa formation initiale d’infirmière l’a dotée d’une compassion profonde, qu’elle aurait pu autrement ne pas ressentir. Peut-être… cependant, cette empathie ne s’apprend pas ; il s’agit d’un instinct, que tous les grands reporters photographes doivent posséder avant même de prendre un appareil. Cet humanisme, combiné à une grande maîtrise technique, justifie les louanges reçues pour son travail. Le spectateur n’a jamais l’impression qu’elle exploite ses sujets, ni même qu’elle fait intrusion dans leur intimité. Elle se contente d’exprimer leur histoire terrible, afin d’attirer notre attention. Le photographe reste souvent la seule voix de ces personnes : Guzy recule son appareil et parle doucement en leur nom, photographiant des foules victimes d’une situation épouvantable. Parfois, Guzy haussera un peu le ton, interpellant le spectateur pour saisir un moment avec une force singulière les conséquences de la guerre sur les innocents et, peut–on espérer, incitent l’opinion publique et les gouvernements à réagir. Il ne s’agit peut-être pas un travail d’infirmière, mais les reportages photographiques de Guzy participent d'un service public tout aussi précieux. February 18 Olivier FollmiL'histoire d'une petite fille dont la photo, messagère de paix, est devenue symbole d’espoir pour le peuple tibétain. (cf : à la photo "la fillette à la bougie") Propos du photographe Olivier Follmi "Avec Ang Norbu, mon assistant Sherpa, nous étions au Tibet, à Lhasa, dans le temple du Jokhang, le sanctuaire du bouddhisme tibétain. Nous venions de passer trois heures hors du temps à faire le tour des chapelles sombres, pour honorer chaque divinité, les mains jointes, comme tous les pèlerins. J’étais profondément ému. Le temple du Jokhang s’adresse directement au coeur. En me dirigeant vers le porche de sortie, j’appréhendais de quitter le temple sombre, de retrouver le monde des hommes. Je m’imprégnais encore des dernières fumées d’encens et de l’odeur âcre des milliers de lampes à beurre qui scintillaient dans toutes les chapelles. Je me trouvais si bien ici, à m’enivrer d’éternité. Tout à coup, à l’entrée du temple, cette fillette est arrivée avec son père. Elle m’est apparue telle une déesse. Elle avait dans ses mains une grande lampe à beurre allumée, et dans les yeux, une indicible émotion émerveillée. Son père et elle atteignaient le but de leur pèlerinage. Ils arrivaient de l’Amdo, du nord du Tibet, après des jours et des jours de voyage. J’étais pétrifié par sa beauté, par l’intensité de sa foi. Jamais je n’aurais pu la photographier. Jamais je ne me serais interposé entre elle et ses divinités. Je les ai alors suivis. À leur suite, nous avons refait le tour de toutes les chapelles, allumé des centaines de lampes à beurre, murmuré toutes nos prières. Ce n’est que bien plus tard que je me suis approché d’eux, alors qu’ils s’apprêtaient à sortir du temple. À voix basse pour ne pas troubler leur douceur intérieure, j’ai expliqué au père combien sa fille m’avait bouleversé et combien je souhaitais l’éterniser. Tous deux ont accueilli ma demande avec émotion et, moi-même j’étais porté par la beauté de cette rencontre. Nous sommes allés face à la grande statue dorée de Guru Rinpoché, le père fondateur, pour que cette petite fille puisse lui offrir toute sa dévotion. Là, nous avons cherché un endroit calme, à l’écart des pèlerins. Avec Norbu, nous avons déplié le trépied, sorti un réflecteur pour réfléchir la lumière du soleil. Puis, accroupis, nous avons expliqué à cette fillette ce qui nous avait touché en elle lorsqu’elle était entrée dans le temple et nous lui avons demandé d’adresser très fort en pensée une prière pour Guru Rinpoché et pour toute sa famille. Alors, tranquillement, elle a recommencé à prier, sans s’occuper de nous. En la regardant à travers mon viseur, j’étais bouleversé. Elle était si recueillie... Depuis, cette photo messagère de paix est devenue symbole d’espoir pour les Tibétains et a servi à de nombreuses affiches en faveur de la liberté au Tibet. Elle a trôné symboliquement auprès du Dalaï Lama lorsqu’Il reçut un prix aux États-Unis et elle a fait le tour du monde." January 29 Larry Burrows(Né en Angleterre en 1926 – mort en Asie du sud-est en 1971) L’œuvre de Larry Burrows constitue le témoignage photographique le plus complet dont nous disposons sur la guerre du Vietnam. Lorsqu’il arriva dans cette région pour la première fois, en 1962, la plupart des Américains ignoraient avec insouciance les troubles au Vietnam, dont les problèmes allaient devenir ceux de l’Amérique. En quelques années, cette vision allait modifier du tout au tout et il faut reconnaître à Burrows qu’il permit aux gens d’ouvrir les yeux sur ce qui se passait réellement là-bas. Burrows suivit l’armée sur le champ de bataille avant tous les autres, et il comprit avec lucidité qu’il ne s’agissait pas seulement d’un conflit important mais d’une guerre qui allait s’intensifier et très mal se terminer. Elancé et élégant il se comportait en gentleman, à l’opposé du photographe de guerre machiste. Réservé, il préférait aussi travaillait seul. Son destin fut lié à celui du Vietnam, ce qui lui coûtât la vie. Lors de la guerre en Irak, l’accès des photographes était étroitement surveillé par l’armée. Au début des années soixante, en revanche, Burrows disposait d’une liberté totale pour photographier le théâtre des opérations et leurs tragiques conséquences. Paradoxalement, ce libre accès lui avait été accordé car les militaires pensaient que les clichés pris sur le terrain aideraient à faire accepter la guerre aux américains . Durant des mois, Burrows suivit de petites unités combattantes, immortalisant des soldats blessés couverts de sang, hagards et perdus, qu’il considérait comme des innocents pris entre deux feux. Ecœuré par une bonne partie de ce qu’il voyait, il ressentait néanmoins l’obligation morale de le photographier, souvent avec des couleurs vives. Le magasine " Life " était en compétition avec la télévision couleur, ce nouveau média, et Burrows devait tenir compte de cette pression. A une époque où les pellicules couleur n’étaient pas aussi précises et fiables qu‘elles le sont aujourd’hui, les années passées par Burrows dans sa chambre noire se révélèrent payantes. Ses images en couleur de la guerre du Vietnam changèrent notre manière de voir la photographie de guerre ne seraient plus jamais la même. |
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